••• Aidez les oiseaux •••

à mieux passer l'hiver

Lorsque les températures chutent et que le paysage se couvre de givre, la survie devient un défi quotidien pour de nombreux oiseaux. En hiver, la nourriture se fait rare, l’eau gèle et les refuges naturels se réduisent, rendant la saison particulièrement éprouvante pour les espèces sédentaires qui ne migrent pas vers des climats plus cléments. Pourtant, il est possible de leur offrir un véritable soutien en adoptant des gestes simples mais essentiels pour les aider à traverser cette période difficile.

Installer des mangeoires adaptées, fournir de l’eau accessible, créer des abris ou encore préserver la biodiversité du jardin sont autant de moyens concrets pour offrir aux oiseaux un environnement plus accueillant. En retour, ces visiteurs ailés apportent une véritable animation au jardin et jouent un rôle écologique majeur en régulant insectes et parasites.

Avant d’agir, il est intéressant de mieux connaître les espèces qui fréquentent nos espaces extérieurs en hiver. Certaines sont présentes toute l’année, comme la mésange charbonnière ou le rouge-gorge, tandis que d’autres, comme le pinson du nord, descendent vers nos régions pour y trouver refuge le temps de la saison froide. Observer leur comportement permet d’adapter les actions à leurs besoins réels.

À travers cet article, découvrez pourquoi et comment venir en aide aux oiseaux en hiver, quelles espèces peuvent être observées dans nos jardins et quels gestes adopter pour leur offrir les meilleures conditions de survie jusqu’au retour des beaux jours.

Quels Oiseaux peut-on Observer en Hiver ?

L’hiver transforme les paysages et modifie également la présence des oiseaux dans nos jardins et nos espaces naturels. Certaines espèces, dites sédentaires, restent toute l’année sur le territoire et s’adaptent aux conditions hivernales, tandis que d’autres, migratrices, descendent vers nos régions depuis le nord de l’Europe à la recherche de températures plus clémentes et de ressources alimentaires plus accessibles. La période froide est donc propice à l’observation d’une grande diversité d’oiseaux, qu’ils soient habitués à nos jardins ou visiteurs de passage.

Parmi les espèces les plus communes en hiver, les mésanges figurent en bonne place. La mésange bleue et la mésange charbonnière sont facilement reconnaissables à leur plumage vif et à leur comportement agile lorsqu’elles virevoltent entre les branches à la recherche de nourriture. Très friandes de graines de tournesol et de boules de graisse, elles sont souvent les premières à s’approcher des mangeoires. Le rouge-gorge familier est un autre hôte emblématique de l’hiver. Son plumage orangé et son chant mélodieux en font un visiteur apprécié, bien qu’il reste un oiseau solitaire et territorial. Il explore le sol en quête de petits insectes et de baies, n’hésitant pas à s’aventurer près des habitations à la recherche de nourriture.

Le merle noir, quant à lui, continue de se faire entendre en hiver malgré une activité moins intense que durant la période de reproduction. Mâle au plumage noir profond et bec jaune vif ou femelle aux teintes brunes, il reste fidèle aux jardins et haies où il fouille le sol en quête de vers et de fruits restés sur les arbustes. Parmi les oiseaux granivores, le pinson des arbres et son cousin, le pinson du nord, sont également visibles en hiver. Si le pinson des arbres est présent toute l’année, le pinson du nord migre depuis la Scandinavie et peut former de grandes troupes mêlées à d’autres fringillidés. Leur comportement grégaire les conduit souvent à fréquenter les mangeoires, où ils picorent des graines tombées au sol.

Le chardonneret élégant et le verdier d’Europe apportent une touche de couleur supplémentaire aux journées hivernales. Le premier, reconnaissable à son masque rouge et ses ailes jaunes et noires, est un grand amateur de graines de chardon et de tournesol. Le second, au plumage vert olive et au bec puissant, est plus discret mais apprécie également les zones où la nourriture est disponible. Le moineau domestique, omniprésent dans les villes et villages, reste fidèle aux jardins même en hiver, trouvant refuge dans les haies denses et les bâtiments.

D’autres espèces, plus discrètes, méritent d’être mentionnées. L’accenteur mouchet, souvent confondu avec un moineau, se distingue par ses déplacements furtifs au sol et son chant délicat. La sittelle torchepot, avec son comportement acrobatique unique, descend le long des troncs d’arbres tête en bas pour rechercher des insectes cachés sous l’écorce. Enfin, le troglodyte mignon, l’un des plus petits oiseaux d’Europe, se faufile dans les broussailles et les tas de bois, émettant un chant puissant qui contraste avec sa taille minuscule.

Observer ces espèces en hiver permet de mieux comprendre leurs comportements et d’adapter les aménagements du jardin pour les aider à surmonter cette période difficile. Offrir de la nourriture, préserver des zones de refuge et veiller à ce qu’ils aient accès à de l’eau non gelée sont autant de gestes qui favorisent leur survie et garantissent leur présence durable dans nos environnements.

merle

Nourrir les Oiseaux : quels Aliments Privilégier ?

En hiver, les oiseaux doivent faire face à une réduction drastique des ressources alimentaires. Les insectes se font rares, les baies s’épuisent et les sols gelés ou enneigés rendent difficile l’accès aux graines naturelles. Offrir de la nourriture devient alors un moyen essentiel de les aider à traverser cette période difficile. Cependant, tous les aliments ne sont pas adaptés et certains peuvent même être nocifs. Il est donc important de bien choisir ce que l’on met à leur disposition afin de répondre à leurs besoins énergétiques sans perturber leur régime naturel.

Les graines constituent l’une des meilleures sources de nourriture pour les oiseaux en hiver. Riches en lipides et en protéines, elles leur apportent l’énergie nécessaire pour résister au froid. Les graines de tournesol, en particulier celles à coque noire, sont parmi les plus appréciées car elles sont faciles à décortiquer et très nutritives. Elles attirent une grande variété d’espèces, notamment les mésanges, les verdiers et les chardonnerets. Le millet est également un bon choix, particulièrement apprécié par les moineaux et les bruants, tandis que le chardon est une ressource précieuse pour les chardonnerets et autres granivores. Il est conseillé d’opter pour des mélanges de graines de qualité, sans trop de blé ou d’avoine, qui sont souvent laissés de côté par de nombreuses espèces.

En complément, les oiseaux ont besoin de sources de graisses pour lutter contre le froid. Les boules de graisse, constituées de suif ou de margarine végétale mélangée à des graines, sont particulièrement efficaces pour leur fournir l’énergie nécessaire en hiver. Elles attirent notamment les mésanges, les sittelles et les rouge-gorges. Il est préférable d’éviter les boules de graisse vendues avec un filet plastique, car elles peuvent présenter un danger pour les oiseaux qui risquent de s’y emmêler les pattes. Une alternative plus sûre consiste à les placer dans un distributeur adapté ou à les fabriquer soi-même en utilisant des moules en bois ou en terre cuite.

Les fruits constituent également un apport intéressant, en particulier pour les espèces frugivores comme les merles et les grives. Des morceaux de pommes, de poires ou de raisins secs peuvent être déposés au sol ou sur une mangeoire pour leur offrir une source de sucres naturels. Les insectes séchés, comme les vers de farine, sont aussi une bonne alternative pour compléter leur alimentation, notamment pour les oiseaux insectivores qui peinent à trouver leur nourriture en hiver.

Si offrir de la nourriture aux oiseaux est un geste bénéfique, certaines erreurs doivent être évitées. Le pain, bien que souvent donné aux oiseaux urbains, est totalement inadapté : il est pauvre en nutriments et peut provoquer des troubles digestifs, en particulier chez les jeunes oiseaux. Les aliments salés, comme les biscuits ou les charcuteries, sont également dangereux, car les oiseaux ne peuvent pas éliminer le sel en excès, ce qui peut entraîner des problèmes de santé graves. Enfin, il est préférable de ne pas donner de riz cru ou de légumineuses sèches, qui sont difficiles à digérer et peuvent causer des gonflements digestifs.

nourriture

Installer des Mangeoires Adaptées

Mettre en place des mangeoires est un moyen efficace pour aider les oiseaux à trouver de la nourriture durant l’hiver, période où les ressources naturelles deviennent plus rares. Cependant, pour qu’elles soient réellement bénéfiques et utilisées en toute sécurité, il est essentiel de choisir le bon type de mangeoire, de l’installer à un emplacement adapté et d’en assurer un entretien régulier. Une mangeoire mal positionnée ou mal entretenue peut au contraire exposer les oiseaux à des risques accrus, notamment aux prédateurs et aux maladies.

Il existe plusieurs types de mangeoires, chacun ayant des avantages spécifiques selon les espèces que l’on souhaite attirer et la configuration du jardin ou du balcon. Les mangeoires suspendues, souvent en forme de silo, sont idéales pour les mésanges, les verdiers et les chardonnerets, qui peuvent s’y agripper aisément. Elles limitent aussi le gaspillage en empêchant les graines de tomber au sol et réduisent l’accès aux oiseaux plus gros, comme les pigeons ou les pies, qui peuvent monopoliser la nourriture. Les mangeoires plateaux, ouvertes et accessibles à tous types d’oiseaux, sont adaptées aux espèces qui se nourrissent au sol, comme les pinsons ou les merles. Elles doivent néanmoins être installées à une certaine hauteur pour éviter les intrusions de prédateurs. Enfin, les mangeoires en forme de cabane offrent un abri contre les intempéries, ce qui est particulièrement utile en cas de pluie ou de neige. Elles conviennent bien aux espèces de taille moyenne qui peuvent y entrer facilement sans être dérangées par des espèces plus grandes et plus dominantes.

L’emplacement de la mangeoire joue un rôle clé dans son efficacité et la sécurité des oiseaux. Elle doit être placée dans un endroit dégagé pour permettre aux oiseaux de surveiller leur environnement et d’apercevoir d’éventuels dangers, notamment la présence de prédateurs comme les chats. Une hauteur d’au moins 1,50 mètre est recommandée pour éviter les attaques au sol. Idéalement, la mangeoire doit être installée à proximité d’un arbre ou d’un buisson, où les oiseaux peuvent se réfugier rapidement en cas de menace. Toutefois, elle ne doit pas être trop proche des branches basses, qui pourraient servir de point d’approche à un prédateur embusqué. Pour les balcons, fixer la mangeoire sur une rambarde ou l’accrocher à un mur permet de la rendre accessible tout en limitant les nuisances liées aux graines tombées au sol.

L’entretien des mangeoires est un aspect souvent négligé mais pourtant fondamental pour préserver la santé des oiseaux. Une mangeoire mal entretenue peut devenir un foyer de contamination et favoriser la propagation de maladies aviaires, notamment la salmonellose ou la trichomonose, qui affectent gravement certaines populations d’oiseaux. Il est recommandé de nettoyer la mangeoire au moins une fois par semaine avec de l’eau chaude et, si possible, une solution désinfectante douce, sans produits chimiques agressifs. Les graines moisies ou souillées doivent être systématiquement retirées pour éviter tout risque d’intoxication. En période humide, il est préférable de ne pas remplir excessivement la mangeoire afin d’éviter que les graines ne fermentent ou ne pourrissent. Une rotation des emplacements de nourrissage peut également limiter l’accumulation de parasites et réduire le risque de transmission de maladies.

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Fournir de l’Eau en Période de Gel

Si l’alimentation est un facteur clé de la survie des oiseaux en hiver, l’accès à une source d’eau non gelée est tout aussi essentiel. Contrairement aux idées reçues, les oiseaux ne trouvent pas systématiquement de l’eau potable en hiver, car les flaques, rivières et points d’eau naturels sont souvent gelés, rendant leur accès difficile, voire impossible. Pourtant, ils ont besoin d’eau quotidiennement, non seulement pour s’hydrater, mais aussi pour entretenir leur plumage. Boire régulièrement leur permet de rester en bonne santé, et se baigner, même en hiver, est indispensable pour préserver l’imperméabilité de leurs plumes, condition essentielle pour se protéger du froid.

L’un des principaux défis consiste à maintenir une eau disponible malgré les températures négatives. En période de gel, l’eau peut se solidifier en quelques heures, privant ainsi les oiseaux de cette ressource vitale. Il existe toutefois plusieurs astuces pour retarder la formation de la glace. Placer un petit objet flottant, comme un bouchon de liège ou une pierre, dans l’abreuvoir permet de ralentir le gel en créant un mouvement à la surface de l’eau. Une autre méthode consiste à utiliser un récipient foncé, qui absorbe mieux la chaleur du soleil et limite le refroidissement. Pour ceux qui disposent d’un grand jardin, installer un abreuvoir proche d’un mur exposé au sud peut permettre de profiter de la chaleur accumulée dans la journée. Enfin, si les températures sont particulièrement basses, il est possible de verser plusieurs fois par jour de l’eau tiède dans les abreuvoirs afin de prolonger leur accessibilité.

L’ajout de sel ou d’antigel est une fausse bonne idée, car ces substances peuvent être toxiques pour les oiseaux. Il est préférable de privilégier des solutions naturelles et sûres. Une autre précaution importante est d’éviter d’utiliser un récipient métallique, qui conduit rapidement le froid et accélère la formation de glace. Privilégier des matériaux comme le plastique épais ou la céramique permet de limiter ce phénomène. Pour les régions particulièrement froides, il existe également des abreuvoirs chauffants spécialement conçus pour maintenir l’eau liquide même en cas de gel intense.

L’entretien de l’abreuvoir est tout aussi important que sa mise en place. Une eau stagnante, surtout en hiver, peut rapidement devenir un foyer de bactéries ou de parasites. Il est donc indispensable de la renouveler quotidiennement et de nettoyer le récipient régulièrement. Un simple rinçage ne suffit pas toujours : un brossage avec de l’eau chaude et un peu de vinaigre blanc aide à éliminer les dépôts de calcaire et les micro-organismes potentiellement nocifs. De plus, il est recommandé d’éloigner les abreuvoirs des mangeoires pour éviter que des graines et des déjections ne viennent souiller l’eau trop rapidement.

eau

Créer des Refuges pour Protéger les Oiseaux du Froid

L’hiver est une période éprouvante pour les oiseaux, non seulement en raison du manque de nourriture, mais aussi à cause des températures souvent rigoureuses qui rendent la recherche d’abris indispensable. Face aux conditions climatiques difficiles, les oiseaux cherchent à se protéger du froid, du vent et de l’humidité en trouvant des refuges naturels ou en profitant de structures adaptées mises à leur disposition. Leur offrir des espaces sûrs où ils pourront se reposer et passer la nuit est donc une manière essentielle de les aider à survivre aux mois les plus rudes de l’année.

L’installation de nichoirs est l’un des moyens les plus efficaces pour fournir un abri aux oiseaux en hiver. Bien que ces structures soient souvent associées à la nidification au printemps, elles servent aussi de refuge contre le froid. De nombreuses espèces, comme les mésanges, les rouge-gorges ou les sittelles, utilisent ces cavités artificielles pour se protéger des intempéries et réduire leur déperdition de chaleur pendant la nuit. Pour qu’un nichoir soit efficace en hiver, il doit être bien isolé, orienté à l’abri des vents dominants et légèrement incliné vers l’avant pour éviter l’accumulation d’humidité à l’intérieur. Placer de la paille ou des copeaux de bois au fond du nichoir permet d’améliorer son confort thermique. Certains oiseaux, comme les moineaux, préfèrent des abris collectifs, il est donc possible d’installer plusieurs nichoirs proches les uns des autres pour répondre aux besoins de différentes espèces.

Au-delà des nichoirs, la préservation des haies et des zones végétalisées joue un rôle crucial dans la protection des oiseaux en hiver. Les haies denses, composées d’arbustes variés comme le houx, l’aubépine ou le troène, constituent des refuges naturels où les oiseaux peuvent se dissimuler et s’abriter du vent. Elles offrent également une source alimentaire précieuse grâce aux baies persistantes qui subsistent en hiver. Contrairement aux jardins trop entretenus et dégagés, un espace où la végétation est maintenue favorise la présence d’insectes, indispensables à certaines espèces insectivores comme les troglodytes ou les rouge-gorges. Préserver des zones en friche, où les herbes hautes et les arbustes restent intacts jusqu’au printemps, permet ainsi de maintenir un équilibre écologique bénéfique aux oiseaux.

Laisser des tas de bois et de feuilles mortes dans un coin du jardin est une autre façon d’offrir des refuges naturels. Ces amas végétaux créent un microclimat plus doux, où l’humidité est moins intense et où de petits invertébrés peuvent se développer, constituant une source de nourriture complémentaire. Les oiseaux comme le rouge-gorge ou l’accenteur mouchet fouillent régulièrement ces amas à la recherche d’insectes et de larves cachées sous les feuilles en décomposition. De plus, ces refuges sont utilisés par d’autres espèces animales, comme les hérissons ou certains amphibiens, qui participent eux aussi à l’équilibre du jardin.

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Préparer l’Arrivée du Printemps

À mesure que les journées rallongent et que les températures s’adoucissent, les oiseaux commencent à adapter leur comportement aux nouvelles conditions. Le printemps marque le retour de la nidification et de l’abondance progressive des ressources naturelles. Il est donc important d’accompagner cette transition en ajustant l’aide apportée durant l’hiver. Cela passe notamment par la réduction progressive des apports alimentaires, l’installation de végétaux nourriciers et la création d’un environnement favorable à la reproduction.

L’un des premiers gestes à adopter consiste à diminuer progressivement la nourriture mise à disposition dans les mangeoires. Lorsque les températures s’adoucissent et que la nature recommence à produire baies, insectes et graines, les oiseaux retrouvent peu à peu leur autonomie. Une coupure brutale de l’apport en nourriture artificielle pourrait les perturber, surtout pour ceux qui ont pris l’habitude de venir se nourrir au même endroit quotidiennement. Il est conseillé de réduire les quantités distribuées sur plusieurs semaines, en espaçant les jours de nourrissage et en proposant uniquement des graines à haute valeur énergétique comme le tournesol noir. Cela encourage les oiseaux à recommencer à explorer leur environnement pour y chercher de la nourriture tout en ayant une sécurité en cas de retour soudain du froid.

Au-delà du nourrissage, la préparation du printemps passe également par l’aménagement du jardin. L’installation de végétaux capables de fournir à la fois de la nourriture et des abris est une solution durable pour favoriser la biodiversité. Les arbustes à baies, tels que le sureau, le sorbier, l’aubépine ou le prunellier, sont particulièrement intéressants, car ils offrent des fruits consommés par de nombreuses espèces et constituent de bons refuges. Les arbres comme le bouleau ou le noisetier attirent aussi certains granivores, tandis que les plantes mellifères, comme la lavande, le buddleia ou le trèfle, favorisent le retour des insectes, ressource essentielle pour les oiseaux insectivores. Planter une haie champêtre ou préserver une zone de friche avec des herbes hautes et des fleurs sauvages permet également de recréer un habitat naturel riche en microfaune.

Le printemps est également la période où les oiseaux recherchent activement des sites de nidification. Un jardin accueillant doit offrir des endroits sûrs où ils pourront bâtir leurs nids à l’abri des prédateurs et des intempéries. Conserver des haies épaisses, ne pas tailler systématiquement les branches au début du printemps et laisser des zones enherbées permet aux espèces cavernicoles ou semi-cavernicoles de trouver des emplacements favorables. Installer des nichoirs adaptés aux différentes espèces présentes dans le jardin est aussi une initiative précieuse. Chaque oiseau ayant des préférences spécifiques, il convient de choisir le bon modèle : des cavités plus petites pour les mésanges, des nichoirs plus ouverts pour les rouges-gorges et les rougequeues, ou encore des structures collectives pour les moineaux. Placer ces nichoirs à une hauteur suffisante et à l’abri des vents dominants augmente leur attractivité et limite les risques de prédation.

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